Miel et abeilles : à Busnes, les apiculteurs répondent présents à l’invitation des écolos

Conférence abeilles à Busnes, chez Mme & M. Hannebicq
Mardi soir [19 mai 2015], le groupe local EELV Lys Romane a organisé une rencontre autour de l’apiculture, du rôle déterminant des abeilles et de la préoccupante mortalité de celles-ci. 40 personnes (apiculteurs, agriculteurs, élus, écologistes, citoyens) se sont ainsi retrouvées chez un apiculteur busnois.
Des éléments généraux ont été apportés. En 20 ans, la production de miel a diminué de 70% en France. 40% de notre alimentation dépend des abeilles. Certaines précisions techniques ont fait l’objet de discussions expertes : l’apport en sucre dans l’alimentation des abeilles en hiver n’est ainsi absolument pas recommandé. Ce point a fait débat voire controverse et mérite sans doute d’être étayé par ce simple constat de bon sens : l’abeille fabrique avant tout du miel pour elle, pour lui permettre de passer l’hiver. On notera qu’en dépit de points de vue parfois très opposés, les participants ont échangé sereinement.
Il a également été question de la véritable hécatombe hivernale dans les ruchers de la Lys Romane. Un apiculteur a ainsi perdu l’ensemble de ses abeilles. Le constat est unanime : les abeilles sont « désorientées » et ne retrouvent plus le chemin de la ruche. Des témoignages concordants viennent du dunkerquois.
Lise Daleux pour l'apiculture urbaine

Lise Daleux partage son expérience sur « les abeilles des villes »

Quelques explications sont proposées : les produits phytosanitaires (en particulier les insecticides néonicotinoïdes et les antiparasitaires vétérinaires dont le fipronil), les ondes électromagnétiques, le varroa (acarien parasite de l’abeille). Plusieurs apiculteurs regrettent que les syndicats apicoles n’effectuent pas davantage d’analyses en la matière. Les agriculteurs présents ont quant à eux précisé que leurs traitements sont de moins en moins agressifs, notant au passage que si l’agriculteur bio restait un idéal, leur mode de production ne leur permettait pas de se convertir.

Lise Daleux, adjointe au maire de Lille, a présenté en fin de réunion la surprenante réussite de l’apiculture urbaine. Comme si les abeilles des villes vivaient mieux que les abeilles des champs.

La rencontre s’est conclue autour d’une dégustation et de la proposition, lancée par des militants EELV, de se constituer en collectif pour sensibiliser la population et alerter les pouvoirs publics de ce problème majeur.

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