L’association Terre d’Errance mise en cause et poursuivie pour l’assemblage d’un abri pour les réfugiés.

errance-copieCe mercredi 16 septembre, un bénévole de Terre d’Errance a été entendu par la gendarmerie dans le cadre de l’enquête préliminaire menée par le procureur à cause des palettes, de la tôle et des bâches que l’association a commencé d’assembler pour abriter les exilés sans refuge qui passent par là. Une vingtaine de personnes l’ont soutenu devant la gendarmerie.
Ce jeudi 17, ça a été au tour de la présidente de l’association. Et une quarantaine de personnes étaient présentes.
Sans doute la semaine prochaine, un autre bénévole sera entendu. La mobilisation en soutien doit se poursuivre.

L’association Terre d’Errance est donc mise en cause à l’heure où de grands discours d’accueil sont prononcés.
Il lui est reprochée de ne pas avoir respecté le droit de l’urbanisme alors qu’elle construit un abri d’infortune sur un terrain perdu entre les champs qui a été mis à disposition par la précédente municipalité sans que cela n’ait été contesté par le maire actuel.
Terre d’Errance est fière de son action et affirme que les autorités ne respectent pas les droits fondamentaux et notamment celui de l’hébergement inconditionnel.

Une journée festive de soutien aura lieu le 10 octobre (partage et diffusion de l’événement via les réseaux sociaux). Au camp de Norrent-Fontes en journée et
Salle J.Monnet, à Lillers à partir de 18h.
Concerts, ateliers et spectacles de cirque, danses, jeux et auberge espagnole …en présence d’HK &le saltimbank de Cirqu’en Cavale, de Aire Hip-Hop et de nombreux autres artistes !

Pour rappel, Sur la commune de Norrent Fontes (62), le 27 avril dernier, un incendie accidentel faisait partir en fumée des abris construits en 2012 sur un terrain municipal. Depuis Juillet, les bénévoles de Terre d’Errance et les exilés présents sur le camp, soutenus par d’autres associations, ont commencé à reconstruire un abri sur les lieux de l’incendie.
L’État a dressé un procès verbal d’infraction pour construction sans autorisation; le Maire a pris un arrêté d’interruption de travaux pour absence de permis de construire et deux membres de l’association sont convoqués en gendarmerie ce mercredi 16 septembre (cf. infra).
Opposer la règle du permis de construire à la détresse de ceux qui fuient les persécutions, c’est à la fois révoltant et grotesque !
Les bénévoles risquent jusqu’à 75000€ d’amende et 3 mois de prison s’ils continuent leurs actions de mise à l’abri.

[Voir l’article original sur le blog de nos amis de Terre d’Errance]

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